Le Domaine

Édifié sur un promontoire au confluent de l’Indre et du Saint-Laurent, Candé jouit d’une situation exceptionnelle au cœur d’un domaine de deux cent soixante hectares doté notamment d’un immense parc vallonné et d’une vue plongeante sur la majestueuse rivière.
C’est au XVIe siècle que François Briçonnet, ancien maire de Tours, fit ériger le château de Candé sur le domaine qu’il avait acquis quelques années plus tôt. À l’aube de la Renaissance française, l’édifice fut paré d’ornements dont le raffinement est caractéristique de l’époque marquant l’avènement de la Touraine comme « Jardin de la France ».
En 1853, Santiago Drake del Castillo, héritier d’un riche planteur anglo-cubain, acquiert le château et entreprend à son tour une nouvelle métamorphose de la demeure selon les plans de Jacques-Aimé Meffre, architecte tourangeau réputé. Il fait ajouter l’aile nord, dans le style néogothique, et triple la superficie habitable.
En 1927, Charles Bedaux, riche industriel franco-américain, et son épouse, Fern, rachètent le château. Ils effectuent de grands travaux alliant modernité, confort et esthétique : Bedaux fait également installer un central téléphonique de 60 lignes, nécessitant la présence d’une standardiste au château. Enfin, il fait aménager un golf 18 trous, une salle de culture physique, un solarium et un orgue.

C’est en 1937 que le site reçut ses lettres de noblesse, en étant le témoin de l’union de l’Américaine Wallis Simpson et du très controversé Duc de Windsor. Ce dernier venait d’abdiquer et de renoncer à la couronne d’Angleterre pour pouvoir l’épouser. À la mort de Fern, en 1972, le château est légué à l’État, qui le rétrocède en 1974 au Conseil général d’Indre-et-Loire. Celui-ci l’ouvre à la visite et donne l’accès gratuit au parc tout en poursuivant la mise en valeur du site.